BLOOMSDAY IN OOSTENDE 2024

Photo: Jef Van Eynde

Bloomsday – the festival in honour of writer James Joyce, his novel Ulysses and its protagonist Leopold Bloom – is celebrated worldwide on 16 June.  And also in Ostend, because Joyce and his family enjoyed a long holiday in the city during the heat wave of 1926. The third edition of Bloomsday in Ostend is yet another unique opportunity to immerse yourself in Joycean plaisanterie. On the programme

11:00   Opening of James & James in the new gallery [bu’ro], Torhoutsesteenweg 49, Ostend. Artist Philippe Tonnard (lives and works in Ghent) pays a unique homage to James Joyce in this new exhibition.

12:00   Walk towards the Promenade 

We’ll have lunch on the beach. Bring your own sandwiches and drinks! 

14:00 Bloomsday in KAAP, with:

Joyce and the Sirens by Geert Lernout. Otherwise known as THE Joyce expert. Founder of the James Joyce centre at the University of Antwerp. Author of numerous texts on Joyce in Dutch and English.

Music in the 1920s by Kurt Van Eeghem, a well-known figure from radio and TV. Author of the recently published book Oostende in de Belle Epoque, he’ll be taking a deep dive into the interwar period.

The Joyce family snapshots by Dirk Beirens. The renowned city guide shows how much Ostend has changed over the last century.

NB: all lectures are in Dutch

Open Mic. Over to you! Step onto the stage, or stand up from your seat, and read your favourite lines by Joyce. In English, Dutch, French, German or any language you love!

And last but not least: enjoy a drink and a chat.

Dress code: ‘James and Nora Joyce, Ostend 1926’ (not obligatory). For James, that’s a straw boater, blazer, white shirt and walking stick. For the Noras, as quirky as you like!

Free admission, advance registration essential via KAAP 

The Joyce family on holiday in 1926 (copyright: The University at Buffalo, New York)

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A collaboration between the Portiers van de Oceaan, KAAP, Oostende Leest and the non-profit organisation Exil. 

With generous support from the City of Ostend and the Irish Embassy.

BLOOMSDAY IN OOSTENDE 2023

‘Bloomsday in Oostende’ returns on Friday 16 June! The Portiers van de Oceaan have organised a special Joyce programme for this year’s celebrations and the venue is KAAP on the promenade by the ‘Drie Gapers’..

FRIDAY 16 JUNE 2023 AT 16.00

Geert Lernout, James Joyce and the Sea

Joyce’s last book was supposed to be ‘about the murmuring of the sea’. And while that publication didn’t materialise, his oeuvre is filled to the brim with water, from raindrops to oceans. Geert Lernout provides the perfect introduction to Joyce’s work from a stage overlooking the sea.  

Koen Peeters, James Sings a Song in Ostend

James Joyce spent a summer holiday in Ostend in 1926. Might that famous Irishman, surrounded by his family, have felt somewhat melancholy in Ostend? Was Joyce so immersed in the city that he started to sing in the local ‘Oostends’ dialect? Peeters is convinced that he did.

The lecture and performance are in Dutch.

Over to you!

We’ll be giving you the chance to share your favourite Joyce passage with the audience. Bring your books. All languages welcome!

OPTIONAL DRESS CODE: Joyce in Ostend, 1926, a straw hat, blazer, white shirt, walking stick….

FREE BUT ADVANCE RESERVATION ESSENTIAL – CLICK ON THE BUTTON BELOW.

For the Dutch press release click here

Info: www.kaap.bewww.ostendiana.be

Un Ostendais par semaine: James Ensor, 1908

Anoniem, Ensor op de hoek Van Iseghemlaan-Vlaanderenstraat, c. 1905

Xavier Tricot, author of the catalogue raisonné on James Ensor, draws this anonymous text about the artist to our attention. Written 114 years ago, it’s a fascinating read…

Source: Anon., « Un Ostendais par semaine », L’Écho d’Ostende, Supplément Illustré du Dimanche 26 janvier 1908, p. 1.

L’Ostendais de cette semaine ne nous appartient pas exclusivement : Il est aussi à toute la Belgique comme au monde entier de l’art, pour qui Ostende créa ce maître désormais incontesté, de la peinture contemporaine.… S’il avait bien voulu faire ici lui-même son portrait! Au lieu de cela, il nous fait nous contenter de braquer un simple kodac [sic] pour offrir un instantané à tous ceux de partout qui l’admirent.L’air d’un beau reitre [sic] de jadis qui aurait eu le caprice de remplacer par les plus modernes esthétismes, l’étude farouche de la Bible. Volontiers solitaire, mystérieux, extrêmement taciturne ; des habitudes d’une grande régularité. A des heures et en des endroits minutieusement déterminés, il absorbe des breuvages savants. Cela se fait soit au Cercle Cœcilia, soit au Falstaff ; et selon les quantités qu’il s’est imposées par jour. L’absorption de ces consommations exige des rites dont le premier est le silence. Il instruit le garçon par les mots strictement nécessaires et avec le minimum de souffle requis pour se faire entendre d’un serviteur dês [sic] longtemps prévenu. Ensor est extrêmement poli. 

C’est ainsi qu’il appelle tout le monde Mr, De [sic] même les solitaires de Port Royal avaient beau habiter ensemble depuis vingt et trente ans, ils n’en continuaient pas moins de s’appeler ainsi. Le maître les surpasse, car il lui arrive d’appeler, M. de charmantes femmes, lesquelles furent naturellement ravies de cette distinction géniale. Il garde dans sa correction, un peu de l’atavisme anglais de sa race. Très fermé, d’aspect doux et timide, s’il parle rarement, sa parole n’en est que plus incisive et terrible à l’occasion.L’imbécile maladroitement flagorneur l’apprend toujours à ses dépens. Sa langue si j’ose dire, garde « une dent », non, toute une machoire [sic], qui enlève le morceau. Le malheureux qu’elle saisit n’existera plus après la morsure qui le marquera jusqu’à la mort.… Et dans l’immortel souvenir ! Se rappeler en preuve le mot sur un peintre très notoire, chantre soi-disant belge, des femmes du second Empire. Mais tous les succès et tous les plaisirs, même celui d’être pareil au bretteur dont une « pointe » peut tuer, ne sauraient faire qu’il n’aime avant tout la solitude, et ne trouve moyen de rester seul, vraiment, toujours. Il s’isole au café, dans la foule, dans une fête. Son Mac-farlane lui est une solitude, ce Macfarlane, uniforme personnel dont les plus grandes chaleurs ne peuvent le séparer qu’un instant.

Et par là même qu’il trouve moyen d’être solitaire toujours, il ne craint pas d’accueillir les visiteurs dans son atelier, où d’un mot, il caractérise chaque œuvre, résume son histoire en une anecdote. Il aimera vous dire paisiblement, sans une colère, mais avec un dédain féroce et placide comment naguère on ne lui offrait pas cent sous de ses meilleures œuvres, alors que maintenant on se les dispute, à cinq, dix, quinze mille francs.Sa seule vengeance sera de faire observer qu’en peinture comme en finance et en tout, il importe d’abord de faire de bons placements. Alors, une lueur fugace s’allume dans les très grands yeux que les longues paupières abritent d’habitude comme pour emmagasiner les trésors de lumière qu’il répand sur ses toiles.

Cet œil et la lumière de cet œil ! … Elle a éclairé un peu toute la peinture d’aujourd’hui.

Comment Ensor fut vraiment l’initiateur de la lumière dans la grande marche de la peinture vers elle, c’est ce qui apparaît dans les études que, déjà, les meilleurs « essayistes » consacrèrent à Ensor. Il y en a de Vittorio Pica, d’Edmond Picard, d’Eugène Demolder, de Camille Mauclair, de Pol de Mont, d’Octave Maus, de Gustave Uzanne, de Gabriel Monod, de Maurice des Ombiaux. Une étude du grand Emile Verhaeren va paraître chez le somptueux éditeur van [sic] Oest. Cette déjà considérable bibliographie prouve (ce qui n’est heureusement plus à prouver) que le grand initiateur moderne de la lumière fut James Ensor.

Ensor naît à Ostende le 13 avril 1860 (le 13 porte bonheur, quoiqu’on en dise…)

Il débute au Cercle « La Chrysalide » de Bruxelles, y exposant La Coloriste, en 1881 ; et, l’année suivante, le Salon Bourgeois, deux œuvres déjà remarquables par la splendeur de leur coloris baigné d’atmosphère. En 1882, c’est au Cercle l’Essor qu’il expose L’Après dîner[sicà Ostende et un portrait. En 1884 au Cercle d’avant-garde, les XX parait [sic] ce «Lampiste », honneur de notre musée moderne. Après vient la célèbre «Mangeuse d’huîtres ». Le Pouilleux (musée d’Ostende). Ensuite, c’est aux expositions de la « Libre Esthétique » (Les XX transformés) les Masques, les Nature-Mortes, etc., etc. Dês [sic] ses premiers débuts, le peintre ostendais avait compris l’importance de la lumière et ses recherches influencèrent nombre de jeunes artistes. Il fut le premier à peindre vraiment clair ; toutes ses œuvres témoignent d’un grand éclat de tonalité et d’une extrême sensibilité de vision. Dès 1880, certaines œuvres dépassent en éclat et en lumière celles de Manet et de Renoir ; il fut à la tête des novateurs et bien avant Van Gogh et Gauguin, il pressent les découvertes de la facture moderne.

Citons parmi ses tableaux plus spécialement clairs : Le Choux[sic], 1880. Le Salon Bourgeois, 1881. La rue de Flandre, 1881. La mangeuse d’huîtres, 1882. Les Pivoines, 1883. Les Masques devant la mort, 1088 [sic]. Adam et Eve chassés du paradis terrestre, 1887. L’énorme Entrée du Christ à Bruxelles, 1888.Les premières planches du grand aquafortiste qu’est aussi notre grand peintre sont de 1886. Citons la célèbre CathédraleLa rue[sicde MariakerkeLes Barques échouéesLe pont rustiqueLes peupliers, le Portrait d’Henri [sicRousseau.

On sait la verve satirique du maître qui l’a déjà exercée dans de nombreuses et attachantes compositions où la verve d’un Rowlandson se marie à la “drôlerie” d’un Breughel ou d’un Bosch. Nous avons dit que son « Lampiste » est au Musée de Bruxelles. Celui d’Anvers garde une « Nature Morte » ; celui de Liège une Nature Morte et une vue de Bruxelles. Des Eaux fortes [sic] de lui se trouvent aux galeries de Bruxelles, Dresde, Vienne, Venise, Zurich, Milan, Barcelone. Ostende, outre « Le Pouilleux » garde le « Meuble hanté » et une Nature Morte. Parmi les galeries privées qui réservent une belle place aux œuvres d’Ensor citons celles de la Princesse Elisabeth de Belgique, de S.M. la Reine Marguerite d’Italie etc. etc. Notons comme details [sic] négligeables, que le grand artiste ne voulut éviter d’être chevalier de l’ordre de Léopold et de recevoir le grand prix à l’exposition de Milan 1906, et la première médaille à l’exposition universelle de Liège, 1905. Bien plus intéressant serait d’essayer maintenant une synthèse psychique de cette œuvre déjà énorme, de cette vie déjà complète. Quelle âme étrange dû s’approfondir et rayonner en lui pour des œuvres aussi radieuses et aussi tragiques ? Cette âme nous donna un poète qui vaut le peintre. Les rares écrits d’Ensor (Les Eçus [sic] etc.) montrent une science de la musique des mots par laquelle il s’égale aux plus imprévus « joueurs de verbe » Tristan Corbière ou Rimbaud. Le même don se développa et nous donna le musicien dont l’orchestre de Rinskopf a joué les valses. Sa musique simple et vivante avec acuité, parait [sic] le mouvement même dont s’animent les personnages fantomatiques de ses tableaux. Ensor est un de ces artistes complets comme les maîtres de la grande Renaissance en qui l’unité d’un art souverain, d’une génialité totale ne faisait que se compléter en se diversifiant. Ainsi l’âme unique du monde rayonne innombrable dans la vie.

Souvenirs of Bloomsday in Ostend, 16 June 2022

The ‘portiers van de oceaan’ from left to right, Jef Van Eynde, Hendrik Tratsaert (Exit vzw), Lieven Van Den Abeele, Xavier Tricot (Ostendiana), Helen Simpson (Ostendiana), Philippe Braem, Koen Peeters and Dierk Beirens.

Bloomsday in Ostend was a huge success and we thank everyone who participated: you made the day! Click on the Bloomsday menu above for a slideshow of Jef Van Eynde’s photo reportage of the proceedings. Enjoy!

BLOOMSDAY IN OSTEND

Full programme!

Berenice Abbott, Portrait of James Joyce, 1928, printed 1982, Gelatin silver print. Gift of A&M Penn Photography Foundation by Arthur Stephen Penn and Paul Katz, 2007. The Clark Art Institute, 2007.2.182.

Only ten more days until we celebrate Bloomsday in Ostend. Join us on 16 June as we celebrate the centenary of Ulysses in the city where James Joyce spent his summer holiday in 1926. Dress up! We’ll be celebrating in the sartorial style of 1926. There’s an exhibition of eighteen original prints based on Ulysses in the Ostend Library, the launch of a new gazette Ostende!, a picnic (bring your own food and drink), live music and song, a James Joyce walk along the promenade and pier, all interspersed with readings from Ulysses in multiple languages.

Click on the Bloomsday menu option above for all the details.
Click on the Ostende! menu option for details of the gazette.

JAMES (2020) by Hans Verhaegen

Telemachus (detail) from JAMES by Hans Verhaegen (a series of eighteen digital prints)

Bloomsday kicks off on 16 June with the opening of JAMES, an exhibition by Hans Verhaegen in the Ostend Library. Using his own unique font, the artist has created a ‘translation’ of ‘Ulysses’ by James Joyce. All 1.726.112 characters in the book are transformed into a series of eighteen digital prints. Join us at the Library for the opening on Thursday 16 June from 10.30 – 12.30. We’ll be dressing in the style of 1926, the year that James Joyce spent his summer holiday in Ostend – will you?

Bibliotheek Oostende Wellingtonstraat 17 8400 Oostende
Click here for library opening hours


SAVE THE DATE!

BLOOMSDAY IN OSTEND, 16 JUNE 2022

Photo: James and Nora Joyce, with Patrick J. Hoey, lying in the grass at Ostend, August 1926. Collection: University at Buffalo, the State University of New York.

It’s not long to go until we celebrate Bloomsday in Ostend on 16 June 2022! We’re also launching Ostende! a special gazette featuring original texts on James Joyce and other cultural figures associated with the city. With contributions by Dirk Beirens, Philippe Braem, Koen Broucke, Paul Claes, Adriaan Gonnissen, Geert Leernout, Nicola Nord, Koen Peeters, Jean-Yves Plamont, Helen Simpson, Els Snick, Hendrik Tratsaert, Xavier Tricot, Jef Van Eynde, Lieven Van Den Abeele and Hans Verhaegen. Designed by Lodewijk Joye.

Expect an art exhibition based on the book by Hans Verhaegen in the municipal library, readings from Ulysses in different languages and dialects, a picnic on the beach (bring your own) and much more… Full details to follow soon!

ROBERT HILLS IN OSTEND, 1815

Portrait of Robert Hills (1769-1844),by John Jackson, copyright Trustees of the British Museum. 

Meet Robert Hills (1769-1844), artist, etcher and writer, who sailed from England to Ostend on Saturday 15 July 1815. The history of the city is synonymous with journeys and voyages: for some it was the starting point for a great adventure, for others the end of the road. Both gateway and terminus, but also a beloved holiday destination, Ostend has been immortalised in print by countless artists and writers. What did Hiils think of the city he docked in over 2OO years ago? Read the account of his voyage and arrival below.

We were in sight of this port at an early hour on Sunday morning: thus you perceive that our passage, though rough, was a short one. The incidents of dawning day were interesting; we passed amidst several large transport filled with wounded men from Waterloo, and saw numerous flights of wild foul, all bound, apparently, like the ships, for Old England. On our left, lines of batteries were pointed out, which had been constructed by order of Buonaparte, so extensive that ten thousand men would have been requisite for their defence, and on our right, we had a view of the church and the town of Nieuport. 

Fort Napoleon in Ostend, built in 1811, and one of the forts that Hills would have spied from his ship in 1815.

The harbour, which was crowded with English transports, and other shipping, has depth enough to admit vessels of considerable tonnage, and may be navigated without difficulty, because the track is indicated by a pier of open timber work that stretches in a bended line to nearly a mile’s length in the sea, but the shoals of sand that lie about its approaches in every direction render it of dangerous access without an experienced pilot. 

As we approached the Quay our arrival was greeted by scores of miserably looking vagabonds, who were scuffling and quarrelling with each other for front places, and the harvest resulting from their obtruded services on those who had portmanteaus and other baggage; we omitted to show them our passports, which required all persons lasisser passer sans aucun empechement, and, upon landing, the violence of these people increased to a degree that hardly left us the liberty of choosing our porters. It is a pity that the police here, so rigidly exactive of obedience to regulations in other matters, does not protect strangers from this nuisance: a gentleman who arrived in the packet preceding ours was robbed of his portmanteau; it was torn from him amidst such a scene of confusion as that just described, and the fellow who seized it contrived to whisk it through the crowd so quickly that the owner lost sight of him.

Happy at length at a clearance from these troubles we were accosted by Douaniers, whose badges of office were large, cocked hats, with orange cockades and swords; they inspected our trunks with great civility, and directed us to leave our passports for examination at a large house in the rue du Quai, where, atter some trifling delay, owing to the absence of the officer, they were indorsed with a permission to proceed to Brussels.

To be continued….

Biography:

Robert Hills (26 June 1769 – 14 May 1844) was an English painter and etcher.

Hills was born in Islington. He initially studied under John Alexander Gresse, then enrolled at the Royal Academy of Arts in 1788. He primarily painted rural scenes, particularly farm animals. A number of his renderings can now be found at the British Museum.

Hills was known to draw animals in works of other artists, such as George Barret, Jr. and George Fennell Robson. He published Sketches in Flanders and Holland Sketches in Flanders and Holland; with some account of a tour through parts of those countries, shortly after the battle of Waterloo (1816), with his own aquatints. It was keenly studied by J.M.W. Turner whose first visit of five visits dates from 1817.